Samedi 14 juillet 2007
Par Sweetie
Ca y est !
Ma vigne est une grande vigne maintenant, une VRAIE vigne, une vigne avec du rai-sin!! Quand je l'ai achetée l'année dernière, j'ai surtout été séduite par ses belles feuilles vertes, ses 40 cm de haut, sa vivacité chlorophylienne, qui me promettait enfin un balcon avec de la verdure, un balcon digne de ce nom, quoi ! Emménagée depuis un an, mon balcon exposé plein sud était encore stérilement gris et triste. Cela devait changer! Absolument!
Mais j'y connais rien, moi ! Pourquoi je fais ça ?
Mais avec Sweetie "je-fais-crever-toutes-les-plantes", Sweetie "ne-mourez-pas-je-suis-votre-amie-
je-vous-aime", Sweetie "les-pouces-mortifères-malgré-elle", c'était pas gagné d'avance. Pas étonnant que j'ai choisi une des plantes les moins ingrates de la terre après le chiendent, mais avec une meilleure réputation! Et me voilà lancée avec, en poche, deux-trois conseils de notre cher petit fleuriste de quartier, insouciante en diable, comme à chaque fois, avant de finalement devoir débarasser un petit cadavre végétal, dernier souvenir d'une pauvre plante qui, certes, a reçu beaucoup d'amour, mais apparemment pas assez de bons soins. Me voilà lancée, disais-je, prête à devenir un Sweetie-des-villes-champêtre, la reine du jardinet sur béton, avec ma belle vigne toute verte et pourvue d'une étiquette en forme de grappe de raisin donnant même le nom du cépage !! Un joli nom italien plein de promesses...
Euh, c'est mort ?
Encore toute pleine de cette vie éclatante qui résulte des soins avisés d'un professionnel (mon fleuriste), ma jolie vigne passe l'été en pleine forme, perd tout naturellement ses feuilles à la fin de l'automne et ... s'endort.
On dirait que mes meilleures intentions ne lui ont pas été fatales, après tout. On dirait qu'elle dort, simplement. On dirait. Enfin..., au fur et à mesure que nous avançons dans cette saison bizarrement parisienne qui n'a d'hiver que le nom, on dirait surtout un tas de bois dévitalisé. Dont je préfère ignorer la triste apparence, y compris quand on me demande : "Tu es sûre que c'est pas mort?", ce à quoi je réponds, vachement pas sûre de moi : "Euh, non, non, elle dort....".
Le miracle de Noël
Nous en sommes là, le Monde incrédule, le Sweetie qui voudrait bien avoir la foi, et la Vigne au Bois dormant, quand le bizarre hiver parisien se mue en printemps quasi estival. Et là, j'ai droit à mon miracle de Noël avec trois mois de retard.
Sweetie jubile, intérieurement comme extérieurement : "Ma vigne m'aime".
Rempotage ! Mince, tu sais comment on fait, toi ?
La Belle étant enfin réveillée, il est temps de lui offrir un petit déménagement pour plus grand. Je décide qu'un rempotage s'impose ; je prends des renseignements, zut c'est pas la bonne saison ! Mais, bon, elle n'est qu'au début de sa période végétative, elle n'a pas encore de fleurs, ça devrait bien se passer. Elle me remerciera plus tard, ou pas. Vite, acheter du terreau, choisir un pot plus grand mais pas trop. Là, je sais qu'il faudrait tremper la motte, mais j'opte pour un arrosage extra-généreux. En plus faudrait mettre du gravier au fond du pot mais j'hésite à faire une expédition nocture pour piller la voirie parisienne. Tant pis, je sacrifie mes pois cassés qui servent à lester mes fonds de tarte lors des cuissons à blanc. Avec tous ces passages à plus de 200°C, manquerait plus qu'ils germent! Et voilà la Belle quelque temps plus tard :
Et elle ne s'arrête plus !
Là, je suis quasi persuadée que les pois cassés lui ont plus ou moins servi d'engrais. Mais ce n'est pas fini. Ma vigne m'adore vraiment, cette fois c'est sûr.
Si c'est pas de la future grappe ça ! je suis encore plus inapte que je ne le pense. Les pois cassés, j'me dis, les pois cassés....
Je sais, je sais, c'est pas le début d'un grand vignoble. Mais, UN, elle est pas morte, DEUX, elle a fructifié, TROIS, j'ai le bonheur d'avoir de nouvelles angoisses (vacances, taille, etc.). L'horreur !!
Ma vigne est une grande vigne maintenant, une VRAIE vigne, une vigne avec du rai-sin!! Quand je l'ai achetée l'année dernière, j'ai surtout été séduite par ses belles feuilles vertes, ses 40 cm de haut, sa vivacité chlorophylienne, qui me promettait enfin un balcon avec de la verdure, un balcon digne de ce nom, quoi ! Emménagée depuis un an, mon balcon exposé plein sud était encore stérilement gris et triste. Cela devait changer! Absolument!
Mais j'y connais rien, moi ! Pourquoi je fais ça ?
Mais avec Sweetie "je-fais-crever-toutes-les-plantes", Sweetie "ne-mourez-pas-je-suis-votre-amie-
je-vous-aime", Sweetie "les-pouces-mortifères-malgré-elle", c'était pas gagné d'avance. Pas étonnant que j'ai choisi une des plantes les moins ingrates de la terre après le chiendent, mais avec une meilleure réputation! Et me voilà lancée avec, en poche, deux-trois conseils de notre cher petit fleuriste de quartier, insouciante en diable, comme à chaque fois, avant de finalement devoir débarasser un petit cadavre végétal, dernier souvenir d'une pauvre plante qui, certes, a reçu beaucoup d'amour, mais apparemment pas assez de bons soins. Me voilà lancée, disais-je, prête à devenir un Sweetie-des-villes-champêtre, la reine du jardinet sur béton, avec ma belle vigne toute verte et pourvue d'une étiquette en forme de grappe de raisin donnant même le nom du cépage !! Un joli nom italien plein de promesses...
Euh, c'est mort ?
Encore toute pleine de cette vie éclatante qui résulte des soins avisés d'un professionnel (mon fleuriste), ma jolie vigne passe l'été en pleine forme, perd tout naturellement ses feuilles à la fin de l'automne et ... s'endort.
On dirait que mes meilleures intentions ne lui ont pas été fatales, après tout. On dirait qu'elle dort, simplement. On dirait. Enfin..., au fur et à mesure que nous avançons dans cette saison bizarrement parisienne qui n'a d'hiver que le nom, on dirait surtout un tas de bois dévitalisé. Dont je préfère ignorer la triste apparence, y compris quand on me demande : "Tu es sûre que c'est pas mort?", ce à quoi je réponds, vachement pas sûre de moi : "Euh, non, non, elle dort....".
Le miracle de Noël
Nous en sommes là, le Monde incrédule, le Sweetie qui voudrait bien avoir la foi, et la Vigne au Bois dormant, quand le bizarre hiver parisien se mue en printemps quasi estival. Et là, j'ai droit à mon miracle de Noël avec trois mois de retard.
Sweetie jubile, intérieurement comme extérieurement : "Ma vigne m'aime".
Rempotage ! Mince, tu sais comment on fait, toi ?
La Belle étant enfin réveillée, il est temps de lui offrir un petit déménagement pour plus grand. Je décide qu'un rempotage s'impose ; je prends des renseignements, zut c'est pas la bonne saison ! Mais, bon, elle n'est qu'au début de sa période végétative, elle n'a pas encore de fleurs, ça devrait bien se passer. Elle me remerciera plus tard, ou pas. Vite, acheter du terreau, choisir un pot plus grand mais pas trop. Là, je sais qu'il faudrait tremper la motte, mais j'opte pour un arrosage extra-généreux. En plus faudrait mettre du gravier au fond du pot mais j'hésite à faire une expédition nocture pour piller la voirie parisienne. Tant pis, je sacrifie mes pois cassés qui servent à lester mes fonds de tarte lors des cuissons à blanc. Avec tous ces passages à plus de 200°C, manquerait plus qu'ils germent! Et voilà la Belle quelque temps plus tard :
Et elle ne s'arrête plus !
Là, je suis quasi persuadée que les pois cassés lui ont plus ou moins servi d'engrais. Mais ce n'est pas fini. Ma vigne m'adore vraiment, cette fois c'est sûr.
Si c'est pas de la future grappe ça ! je suis encore plus inapte que je ne le pense. Les pois cassés, j'me dis, les pois cassés....
Je sais, je sais, c'est pas le début d'un grand vignoble. Mais, UN, elle est pas morte, DEUX, elle a fructifié, TROIS, j'ai le bonheur d'avoir de nouvelles angoisses (vacances, taille, etc.). L'horreur !!

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